Le château de Chenonceau doit son architecture aux femmes qui l'ont habité. Katherine Briçonnet, Diane de Poitiers, Catherine de Médicis... autant de femmes qui ont fait l'histoire de ce château et à partir de celui-ci, l'histoire de France. Bâtit sur l'emplacement d'un ancien moulin à eau, le château de Chenonceau étonne encore aujourd'hui par sa légèreté. Il est considéré comme l'un des premiers exemples de l'architecture renaissance qui se démarque du moyen-âge de par sa symétrie. Puis le château jusque-là privé, passe dans le domaine royal et sera offert par Henri II à sa maîtresse Diane de Poitiers, qui décide d'y ajouter un pont qui reliera les deux berges du Vue du château, prise du Cher, à gauche l'ancienne tour de Marque. Mais Henri II meurt prématurément d'un accident aux jeux et sa femme, Catherine de Médicis, chasse de Chenonceau la maîtresse de son défunt époux.
La reine alors fit installer une galerie à étage sur le pont de Diane, elle y donnera des fêtes exceptionnelles, accompagné de son fils Henri III qui s'y affichait avec ses mignons. Celui-ci mourût aussi prématurément, assassiné par un homme d'église. Sa femme, restée au château, désespérée, s'y enfermera avec des religieuses. Puis le temps passe et Chenonceau ne brille plus, juste une occasion qui passe comme une étoile filante dans cette période de calme, où le jeune roi Louis XIV se rend durant la fronde pour voir son oncle qui lui sera resté fidèle. Puis différents propriétaires successifs revalorisent Chenonceau, à commencer par Louise Dupin qui le sauvera de la charrue révolutionnaire. Le château sera ensuite restauré et durant la guerre servira d'hôpital militaire, on y voyait alors les cannes à pèche des malades placés dans la galerie, le temps de leurs convalescences, sortir des fenêtres. Parfois l'un d'eux remontait du Cher une carpe ou un brocher...